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Clamart part à la chasse aux jeunes qui traînent, la gauche s’indigne

>Île-de-France & Oise>Hauts-de-Seine|Anthony Lieures| 04 septembre 2018, 19h58 |5
Clamart, le 4 septembre 2018. La place Pompidou fait partie des quinze lieux où le rassemblement de plus cinq individus de nature à générer des nuisances à l’ordre public est désormais interdit. LP/A.L.
 

La municipalité a interdit courant juillet le rassemblement de plus de cinq personnes de nature à troubler l’ordre public dans quinze lieux de la ville. Le PS a décidé de faire un recours gracieux contre le texte. Mais le maire (LR) défend sa mesure.

Une dizaine de jeunes discutent autour d’un banc sur la place Pompidou, à proximité de la cité des 3 F, ce mardi vers 18 h 30 à Clamart. Le groupe l’ignore, mais le lieu fait partie des quinze sites de la ville concernés par un arrêté interdisant le « regroupement de plus de cinq individus de nature à porter atteinte à l’ordre, la sécurité ou la tranquillité publiques », entre 18 heures et 3 heures du matin. Une amende de 68 € est encourue.

« C’est un arrêté que l’on prend autant de fois que nécessaire, pour éviter les squats de bandes qui pourrissent la vie des gens car ils fument, font du bruit et boivent parfois de l’alcool de façon déraisonnable », justifie le maire (LR) Jean-Didier Berger.

L’édile évoque des « deux ou trois groupes de cinq à dix personnes, bien identifiés. » « Avec les amendes, on envoie un signal aux parents pour que ces jeunes soient repris en main et on donne à la police municipale les moyens d’agir. »

« Un outil utilisé au service d’une politique hygiéniste »

Un autre arrêté interdit, lui, l’utilisation de chichas sur l’espace public. « La police ne nous a jamais rien dit, explique l’un des ados du groupe. On est là, on est calme. La police passe le soir et parfois s’arrête, mais c’est tout. Et c’est surtout l’été. Quand il y a école, on reste moins longtemps.

La mesure, prise le 12 juillet, sera appliquée jusqu’au 31 décembre. Mais ce mardi, Delphine Krust (PS), présidente de l’association Agir pour Clamart, indique qu’elle va « faire un recours gracieux pour demander l’abrogation de cet arrêté. »

« Il y a effectivement des habitants qui se plaignent de regroupements bruyants, admet-elle. Mais sur certains lieux, comme la place de la mairie, il n’y a pas de troubles et c’est un outil utilisé au service d’une politique hygiéniste : on veut qu’il n’y ait pas trop de bruit, pas trop de vie… »

De son côté, l’élu (PS) Pierre Ramognino dénonce une mesure « disproportionnée, inadaptée à la situation sécuritaire à Clamart. »

« On veut s’attaquer à ces quelques voyous qui tentent de s’approprier l’espace public »

« Si l’on me dit qu’on veut faire de Clamart une ville calme, où l’on peut circuler quel que soit son âge sans avoir peur, oui, c’est le but, répond Jean-Didier Berger. Notre ville a toujours été plutôt tranquille, mais la sécurité est un sujet fragile. »

La gauche évoque aussi le cas de « jeunes parfois verbalisés sans raison objective. » « Il ne faut pas que ces arrêtés deviennent des mesures antijeunes », prévient Pierre Ramognino

Pas de quoi convaincre Jean-Didier Berger : « Quand on a envie de se regrouper, il y a le service jeunesse, les équipements culturels et sportifs. 99 % des jeunes savent bien les utiliser, insiste-t-il. Mais on veut s’attaquer à ces quelques voyous qui tentent de s’approprier l’espace public. »



06/09/2018

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