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Emmanuel MACRON lance le Grand Débat.Les Maires des Hauts-de-Seeine font obstruction. Et pourtant de nombreux français participent (10 000 contributions sur RMC en une semaine par exemple)

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Les maires des Hauts-de-Seine rechignent à organiser le Grand débat

Priés de mettre en place dans leurs villes des rendez-vous dans le cadre du Grand débat national, les maires – toutes couleurs politiques confondues — font part de leurs réserves.

<b></b> Illustration. Dans leur grande majorité les maires des Hauts-de-Seine estiment que ce n’est pas à eux d’organiser le Grand Débat.
Illustration. Dans leur grande majorité les maires des Hauts-de-Seine estiment que ce n’est pas à eux d’organiser le Grand Débat.  LP/Olivier Boitet
 
 
 
 
 
Anne-Sophie Damecour @asdamecour
Le 13 janvier 2019 à 14h49, modifié le 13 janvier 2019 à 20h54

Mais qu'iraient-ils donc faire dans cette galère ? Alors que se dessinent peu à peu les contours du grand débat national qui se déroulera de mi-janvier à mi-mars, les maires des Hauts-de-Seine sont plus que frileux à l'idée d'être ceux qui organiseront ces moments d'échanges censés apaiser les esprits.

« On ne peut pas nous demander d'éteindre l'incendie allumé par Emmanuel Macron, estime Philippe Juvin, maire de La Garenne-Colombes et président de la fédération LR des Hauts-de-Seine. Ce d'autant plus après avoir passé 18 mois à mépriser les élus locaux ! »

Réunis la semaine dernière pour le comité départemental du parti, les maires et parlementaires LR se sont mis d'accord : oui aux cahiers de doléances dans toutes les villes LR, non à l'organisation de débats par les municipalités. « Si les députés En Marche décident de sortir de leur grotte et souhaitent être à l'initiative de rendez-vous, les maires leur mettront évidemment des salles à disposition », précise Philippe Juvin.

« Les maires ne sont pas des bouées de sauvetage »

Même réserves du côté du maire (UDI) de Meudon, Denis Larghero, alors que le cahier de doléances de la ville n'a enregistré que cinq contributions en dix jours. « Les maires ne peuvent pas animer ces débats, il faut des personnes totalement neutres et cela ne peut pas être des élus locaux », plaide-t-il, pointant le risque de « municipalisation des débats » à quinze mois des élections programmées en mars 2020. « Les maires ne sont pas des bouées de sauvetage, ajoute-t-il. Il faut néanmoins trouver une issue à la situation actuelle et je ne suis pas pour le non de principe ».

Dans l'attente de plus amples détails – la lettre nationale d'Emmanuel Macron et les kits d'organisation sont attendus cette semaine — les élus locaux oscillent entre méfiance et défiance. « Il y a très peu de chance que je participe à cette opération de communication du gouvernement qui a déjà défini les sujets dont les citoyens avaient le droit ou non de parler, explique Patrice Leclerc, maire PCF de Gennevilliers. Par contre nous lui enverrons nos cahiers de doléances. »

Les maires PCF de Bagneux et Malakoff comptent l’organiser

« Les tergiversations sur les thèmes ou sur l'organisation trahissent une approche précipitée, confuse sans autres objectifs que de tenter quelques réglages », estime pour sa part Jean-Christophe Fromantin le maire (DVD) de Neuilly dans une tribune.

Pour l'heure, seules Jacqueline Belhomme et Marie-Hélène Amiable, maires PCF de Malakoff et Bagneux, ont décidé d'organiser un débat. A Bagneux ce sera le 7 février prochain, comme Marie-Hélène Amiable l'a annoncé samedi à l'occasion de ses vœux. « La démocratie citoyenne participative est une règle à Bagneux et il me semble important de permettre aux habitants d'échanger », estime l'élue qui enverra en début de semaine un courrier à ses administrés pour les informer de la réunion et de la mise à disposition de cahier de doléances dans les lieux publics.

« LES MAIRES FONT UNE ERREUR »

Laurianne Rossi, députée LREM de la 11e circonscription

Les maires des Hauts-de-Seine rechignent à organiser le Grand débat

/LP/A.R.

«Ce n'est pas à la hauteur de l'enjeu. Les maires font une erreur», estime Laurianne Rossi, députée LREM de la 11e circonscription des Hauts-de-Seine qui espère encore « l'organisation de débats républicains et apolitiques dans les villes ». « Il n'est pas question de jeter les maires en pâture comme ils voudraient le faire croire, poursuit la parlementaire. Mais on ne peut nier qu'une partie des préoccupations des Français qui commencent à émerger des cahiers de doléances sont liées à des sujets locaux relevant des collectivités territoriales. »



14/01/2019

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