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A Vanves, comme dans l'extrême majorité des villes, pas d'augmentation de la fiscalité locale

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Taxes locales 2018 : dans les Hauts-de-Seine, c’est l’accalmie fiscale

>Île-de-France & Oise>Hauts-de-Seine|L’édition des Hauts-de-Seine| 13 mai 2018, 12h40 | MAJ : 13 mai 2018, 13h16 |0
Dans les Hauts-de-Seine, les impôts locaux n’augmentent que dans quelques villes en 2018 LP/Frédéric Noury.
 

Seules deux villes du département ont voté une augmentation de leur taxe d’habitation pour cette année 2018. Au Plessis-Robinson et à Levallois, le taux est même en baisse...

A deux ans des prochaines élections municipales, l’heure est à la pause sur les feuilles d’impôts locaux des Hauts-de-Seine. Alors que les communes ont désormais toutes voté leurs budgets pour l’année 2018, rares sont celles qui font varier leur niveau de prélèvement. Seules deux villes sur les 36 que compte le département ont ainsi choisi de faire augmenter leurs taux de taxe d’habitation et de taxe sur le foncier non-bâti, tandis que trois autres n’ont décidé de jouer que sur ce deuxième levier. Et dans deux autres villes, c’est même une baisse des taux de la taxe d’habitation qui a même été entérinée. Explications.

Qu’en est-il dans votre ville ?
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Celles qui montent...

Augmenter les impôts ? « Une décision délicate et désagréable » à prendre pour le maire (UDI) de Sceaux, Philippe Laurent, mais « nécessaire et utile ». Cette mesure doit rapporter 1,5 M€ supplémentaire à la ville. « Nous avons beaucoup de projets en cours et je ne veux pas sacrifier la ville », justifie l’élu. Ce dernier motive aussi sa décision par « la baisse des dotations de l’Etat ». « La hausse des impôts n’en couvre que la moitié », souffle l’édile. Qui rappelle que la municipalité n’avait « pas augmenté les impôts depuis dix ans ». « Les villes voisines l’ont toutes fait, assure-t-il. Si nous n’avions pas touché aux impôts, nous aurions encore augmenté l’endettement… »

 

Éarches, la ville invoque également la perte, chaque année, de multiples aides de l’Etat. «Sous le quinquennat de François Hollande, nous avons perdu 500 000€ par an de DGF (NDLR : dotation globale de fonctionnement) », calcule le maire (LR) Jacques Gautier, qui rappelle notamment que sa commune participe à hauteur de 1,2 à 1,3M€ par an au fonds de péréquation
«On a tenu à la limiter cette hausse, qui aurait pu atteindre 15% pour compenser ces pertes», poursuit l’édile, parlant également de la fin des contrats aidés, estimant le coût pour la ville à 350 000€ par an
La ville a donc plutôt fait le choix de «réduire son train de vie », explique-t-il. « On ne remplace pas une partie du personnel qui part en retraite ou en mutation et nous n’organisons nos grandes manifestations, comme la fête de Garches, ou la Saint-Jean, qu’un an sur deux.
A Neuilly, la municipalité assure que l’augmentation de 17,5% de la taxe sur le foncier bâti, qui passe de 5,08 % à 5,97 %, sera « indolore » pour les propriétaires sur la commune. Car elle est compensée par la baisse « significative » de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (- 42%).

Une évolution de la fiscalité « neutre, à la fois pour la ville et pour le contribuable » promet donc le maire (DVD) Jean-Christophe Fromantin. Les taux de la taxe d’habitation et de la taxe sur le foncier non-bâti restent inchangés.

Et celles qui baissent... en trompe l’œil ?

A Levallois ou au Plessis-Robinson, on pourrait croire, sur le papier à une baisse de la fiscalité locale. Mais à y regarder de plus près, la manœuvre pourrait finalement aboutir à une augmentation pour les administrés concernés.

A Levallois, le taux de la taxe d’habitation sera en baisse de 0,5 points (-3%). Une apparente bonne nouvelle pour les habitants encore concernés, puisque la réforme de cet impôt initiée par le gouvernement prévoit l’exonération d’un foyer sur deux à Levallois.

Surtout, la ville avait préalablement voté, au mois de septembre, la baisse des deux abattements communaux : l’abattement général à la base, qui était de 12,95 % passera à 5 % en 2018, et l’abattement spécial à la base, et qui était de 15 %, sera lui supprimé.

« La contrepartie de la baisse de l’abattement général est la baisse du taux global », décrypte Didier Boix, directeur général adjoint des services, qui reconnaît toutefois que « ceux qui paient vont peut-être payer un peu plus ». Mais les projections sont, d’après la ville, difficiles à réaliser en pleine réforme.

La situation est similaire au Plessis, où la ville a fait voter une diminution des taux, mais la facture sera en fait… plus salée, avec la suppression il y a quelques mois de l’abattement de 15 % sur la valeur locative des biens, appliqué dans la commune depuis des années.

« Il n’y a pas de malhonnêteté de ma part », assure l’ex-maire (LR) Philippe Pemezec. « Les ressources des communes s’amenuisent. Et augmenter les impôts n’a jamais été un plaisir. J’en paye aussi », poursuit-il.

L’édile se justifie également par la « baisse des dotations de l’Etat » - « 17 M€ en moins depuis 2012 » - et la « hausse de la péréquation ». « C’est facile de dire de ne pas augmenter les impôts. Mais on ne va pas fermer la culture, le sport, les crèches ou le centre de santé… Je préfère garder la même qualité de service pour les habitants», explique-il.

 



14/05/2018

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